Who’s that girl ?

 

Vous venez jouer avec moi ?

Pourquoi, me direz-vous ? Un énième blog mode, alors qu’il en existe déjà tellement, et de bonne qualité en sus.

Je n’ai fait que créer ce que je ne trouvais pas : un blog pour des femmes actives professionnellement, qui semblent hélas souvent osciller entre féminité et crédibilité. Comme si la part belle faite à la féminité leur ôtait une quelconque once de crédibilité professionnelle. Dans leurs yeux et dans les yeux d’autrui.

Un blog pour les femmes qui frisent la schizophrénie et qui jonglent entre le tailleur professionnel, la robe de cocktail, l’incontournable jean pour se rouler par terre avec les enfants et le corset La Perla pour les fins de soirée.

Comment endosser tous ces rôles, comment être armée pour vivre sereinement et pleinement tous ces moments différents dans une même journée ?

L’habit ne fait pas le moine. Mais il permet d’entrer dans l’église.

Ou encore : le costume permet d’appréhender le rôle.

Et c’est tellement vrai.

Parce qu’évidemment la forme que vous présentez donne de manière instinctive à votre interlocuteur une bonne idée de ce que vous avez à proposer au fond.

Et parce que, qu’on le veuille ou pas et sans même s’en rendre compte, lorsque l’on quitte la maison le matin, sure de soi, élégante, on devient sans peur et sans reproche, prête à s’oublier pour s’ouvrir aux autres. Une manière de trouver une harmonie, de réconcilier le superficiel et le sens de la vie.

Alors, vous venez jouer avec moi, même si vous ne me connaissez pas ?

Je ne vous dirai pas mon nom, franchement il n’a que peu d’intérêt.

En revanche, ce qui me semble important de vous dire :

J’ai quarante ans à la date de création de ce blog (septembre 2015).

Je suis une vraie Parisienne, née à Paris, vivant à Paris.

Je suis docteur en droit et avocat d’affaires. Je travaille depuis vingt ans et étais encore il y a quelques années associée d’un beau cabinet d’avocats français. J’ai beaucoup voyagé, ai travaillé un peu partout, notamment New-York, Londres, Milan mais aussi… Zagreb. Je suis à présent avocat indépendant, ce qui me permet de jongler – car tel est bien le terme – avec mon emploi du temps à peu près à ma convenance.

Car j’ai par ailleurs deux enfants biologiques et une enfant non portée. Les deux premiers, qui sont encore très petits, tout à la fois m’épuisent et me donnent une force sans limite par leur énergie virevoltante et la troisième, adolescente, me ravit par son intelligence de la vie. Tous trois ont un haut potentiel comique, largement encouragé car le rire intelligent permet de rester philosophe face aux bourrasques du quotidien.

Disons que j’ai quelques moyens financiers et que j’aime les belles choses. Pour paraphraser Oscar Wilde – ce justement grand philosophe de la vie quotidienne – je connais rarement le prix des choses, j’en reconnais en revanche parfaitement la valeur. Je reste toujours admirative devant des personnes qui investissent autant de temps, de patience, de travail dans l’élaboration d’une pièce de haute couture ou de haute joaillerie.

A dire vrai, la mode m’insupporte, car elle passe, alors que le style reste – pour citer Chanel. Et c’est effectivement ce qui me semble intéressant dans le fait de s’apprêter : créer son style en corrélation avec sa personnalité et son style de vie. C’est la raison pour laquelle je suis la personne qui apparaît sur ce site : il s’agit de mes vêtements et de mes choix vestimentaires, et demander à des marques de me prêter des produits ou proposer à un mannequin de personnifier mon style ne m’ont jamais effleuré l’esprit.

Ce qui peut être excessivement superficiel – l’apparence – peut devenir une vraie armure adaptée aux défis que l’on doit relever tout au long de la journée. Toute femme qui galope entre les réunions au cours de la journée, perchée sur dix centimètres, verra de quoi je parle : essayez de plaider debout avec des ampoules aux pieds, vous verrez que vous serez beaucoup moins percutante.

Ce qui peut être excessivement superficiel peut aussi permettre d’atteindre une vraie ouverture sur les autres : lorsque l’on ne se pose plus la question de savoir si l’on est affreuse ou mal fagotée parce que l’on est en cohérence avec soi-même, on peut enfin s’oublier, et se pencher sur autrui. Une sorte d’harmonieuse plénitude absolument incarnée par Audrey Hepburn.

Pour encore paraphraser Oscar Wilde (que j’aime décidément beaucoup), être bon émane de l’harmonie avec soi-même, la discorde vient du fait d’être forcé à être en harmonie avec les autres. C’est le risque avec ce cycle perpétuel de la mode qui passe et qui ne reste pas, où chacun est abreuvé d’images et d’archétypes, sans pour autant réussir à pleinement déterminer sa personnalité vestimentaire.

Ce qui m’a longtemps chagrinée dans ma vie professionnelle est de voir des femmes excessivement compétentes singer, dans leur tenue vestimentaire et leur comportement, les hommes. Apparemment, être féminine est antinomique avec le fait d’être crédible professionnellement. C’est fort dommage, et en réalité absolument non pertinent.

Ce site a aussi vocation à vous dire que l’on peut avoir plusieurs vies dans une seule journée : ce qui est important, c’est d’être bien armée pour chaque moment afin d’entrer dans la danse.

Ce site a enfin vocation à vous dire que la vie est un jeu. Un jeu sérieux, mais un jeu. Alors amusez-vous !