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ENTRE CHIEN ET LOUP

Sur le chemin d’un goûter tardif, un beau dimanche de décembre, nous voici trois filles en goguette Place Vendôme. Mon ado chérie a pris en main l’appareil photo et ma petite princesse de trois ans apprécie follement de jouer à cache-cache entre les immenses sapins de Noël installés sur cette majestueuse place (on a dû tourner autour de ces sapins pendant bien 30 minutes, je pense. Ce qui est long, 30 minutes lorsqu’il fait 2 degrés en vrai et -30 en ressenti).

On me demande souvent pourquoi je ne publie pas plus de photos des enfants.

En ce qui concerne l’ado chérie, elle a son propre Instagram et, l’adolescence étant une période pendant laquelle on ne se trouve pas obligatoirement radieux, je ne m’autoriserais jamais à publier une photo d’elle sans son aval. C’est à elle de décider ce qu’elle publie et je lui fais une absolue confiance sur le sujet car elle comprend très bien les risques que peuvent comporter les réseaux sociaux et la publication – restreinte ou non – de photos de soi.

En ce qui concerne les petits, les photos sont rares, et souvent de dos, de profil ou de loin. L’avocat que je suis espère toujours le meilleur mais envisage toujours dans le même temps le pire. Lorsque je vois certains messages privés que je peux recevoir sur Instagram et les réactions sous-jacentes que peuvent susciter les photos d’une femme habillée (et trèèèèès habillée de surcroît), je m’inquiète évidemment de savoir ce que la publication de photos de deux bouilles d’anges pourrait impliquer.

Et puis, c’est aussi un point de principe : considérant mes enfants comme des personnalités indépendantes de la mienne, j’ai quelques difficultés à disposer de leur droit à l’image, eussent-ils 17, 6 ou 3 ans, car je sais que, dans ce monde où la sphère privée se réduit à peau de chagrin, rien ne disparaît.

C’est aussi la raison pour laquelle je ne donne jamais leurs prénoms, car j’ai certes mon univers “public” mais ils auront également le leur (l’ado chérie a déjà le sien) et je ne souhaite en aucun cas de recoupement intempestif permettant à quiconque de retracer leurs faits et gestes depuis la naissance.

Déformation professionnelle car je fais souvent appel à des experts en intelligence économique dans mes dossiers ? Peut-être. En attendant, je sais d’expérience qu’il m’est très facile de trouver mille informations sur une personne donnée, sur la seule base de son Instagram et de son Facebook. Il suffit de savoir où regarder.

Et c’est donc là un autre point de principe : préserver mon intimité, ce qui explique pourquoi vous ne verrez que très rarement des photos de mon intérieur ou de mes amis.

Tout ceci m’appartient. Mais le reste est pour vous :-)

 

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Manteau Mac Douglas – Echarpe et gants Loro Piana – Jean Gérard Darel – Mocassins Icône – Lunettes de soleil Waiting For The Sun – Boucles d’oreilles vintage

 

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